Vincent Descombes

La saison 2015-2016 d' »Un jeudi, un écrivain » commencera le 8 octobre avec la venue de Vincent Descombes à la Maison Louis Guilloux à 18h30. Il nous présentera son livre Les embarras de l’identité de redéfinir la notion d’identité afin de resituer le débat en ce début de saison.

©Vladimir Kouprianov

©Vladimir Kouprianov

Né en 1943 à Paris, Vincent Descombes a suivi des études de philosophie et de sociologie. En 1967, il obtient son agrégation de philosophie.
Depuis, il a enseigné dans de nombreux établissements en France (Université de Nice, Université de Paris I), au Canada (Université de Montréal) et aux États-Unis, d’abord à l’Université Johns Hopkins (Baltimore), puis à l’Université Emory (Atlanta).
Depuis 1991, il est directeur d’études à l‘École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris).
Ses recherches portent sur l’ensemble de la philosophie pratique dans ses deux composantes descriptive et normative. La partie descriptive consiste dans la philosophie analytique de l’action considérée, à la suite de Wittgenstein et de ses élèves, comme une forme de philosophie de l’esprit. Les questions normatives sont celles de la philosophie politique, juridique et morale.
Il est également membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron.
En 2005, il a reçu le Grand prix de Philosophie, décerné par l’Académie Française.

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Plus d’informations sur France Culture

Quelques extraits :
Une seule identité, c’est le fanatisme ou l’intégrisme ; plusieurs identités, c’est le début du libéralisme. Les embarras de l’identité, Gallimard, 2013

Supposons que la réponse à notre question sur l’identité de quelqu’un soit « c’est moi ». Quelles sont les transformations par lesquelles la philosophie du moi parvient à échanger cette réponse « c’est moi » en mentionnant un être qui s’appelle le moi ? Le parler de soi, Gallimard, 2014

De la pulsion à la codification de la demande Pour Freud, la pulsion naît dans tout ce qui est de l’ordre de linconscient. La première détermine les actes inconscients de l’individu qui lui permettront de se conserver en vie et éventuellement de s’épanouir, l’autre favorise les conduites qui contribueront à la destruction, tout au moins à l’arrêt de la progression. Le raisonnement de l’ours et autres essais de philosophie pratique, Éditions du seuil, 2007

L’inconscient est souvent représenté comme une affaire de mauvaise volonté : on ne veut pas savoir, on ne veut pas dire. D’où la contradiction, puisque l’hypothèse selon laquelle celui qui parle veut dire ce qu’il dit est celle de l’omniscience. L’inconscient malgré lui, Éditions de Minuit, 1977