Jean-Claude Leroy

Le jeudi 29 octobre nous recevrons Jean-Claude Leroy pour une rencontre « un jeudi, un écrivain », organisée en partenariat avec la Maison de la Poésie de Rennes, à la Maison Louis Guilloux à 18h30. Nous recevrons le poète autour de Rien Seul, son premier roman.

©M-D Anzeau

©M-D Anzeau

Né en 1960 à Mayenne, Jean-Claude Leroy est un écrivain français vivant à Rennes.
Photographe de formation, puis tour à tour libraire itinérant, auxiliaire de vie, manœuvre intérimaire, éditeur, il déclare sur le mode plaisant avoir « exercé des métiers divers, surtout l’été ».
Il a publié des poèmes, des nouvelles et des articles dans diverses revues. Ses longs séjours en Inde et en Égypte ont nourri certains de ses écrits.
Au sein de l’association Les Amis de L’Éther Vague (1998-2007), il fut coresponsable, avec Roger Roques, des éditions L’Éther Vague, suite au décès de leur fondateur, Patrice Thierry, survenu en 1998.
Depuis 1996, il anime Tiens, « revue locale d’expression universelle » devenue à partir de 2009 le site Tiens, etc

 

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Jean-Claude Leroy sur tiensetc.org

Quelques extraits :
Alors que je m’étais endormi sur un canapé d’une pièce isolée de la grande salle où se poursuivait une mascarade comme il y en a tant à Paris, où tous les faux amis sont là pour s’entre-dévorer de sourires, se saouler de mots brillants et inutiles, signifier leur ennui par des signes de tristesse calculés au millimètre, enfin d’administrer, de funestes conseils avec des airs de magiciens réparateurs, j’ouvris les yeux sur un visage blond et circulaire souriant comme un enfant au-dessus d’une robe qui laissait deviner une très féminine carnation.
Il semble que des femmes confondent le mal qu’on leur fait avec la souffrance qu’elles éprouvent. Comédie du suicide, Éditions Cénomane, 2011

Il tient des propos simplistes, il les tient pour lui-même, au secret de son mutisme. Il se rêve voleur ou justicier. Mesrine, Bauer. Se réinvente une histoire avec quelques choses en plus. C’est efficace. Ça vaut tous les bilans psychologiques, reconduction à la frontière, passage à la douche.(…) Les Matons s’appellent travailleurs sociaux, on ne peut les éviter, pas plus que la solution d’intégration finale. Concurrence pour tous, jusqu’au bout du rouleau. Darwin avait raison. Rien Seul, Éditions Cénomane, 2014

La mémoire de Cédric n’en finit pas de se rincer en secret. Des phases de grand remue-ménage interne et d’autres phases tout à fait apaisées. Peu à peu toute son histoire lui semble provenir d’une autre vie, au point qu’il se demande s’il est ou non condamné à être toujours Cédric. Rien Seul, Éditions Cénomane, 2014