Jean-Claude Grumberg

Le jeudi 21 avril, Jean-Claude Grumberg sera l’invité de nos soirées « Un jeudi, un écrivain ». Cette rencontre portera particulièrement sur son roman jeunesse Les Vitalabri (Actes Sud Junior, 2014), mais nous aborderons également l’ensemble de son oeuvre.

©Frédéric Nauczyciel

©Frédéric Nauczyciel

Né en 1939 à Paris, Jean-Claude Grumberg est auteur de théâtre, scénariste de télévision et de cinéma.
Il a exercé plusieurs métiers avant de se lancer dans l’écriture en 1968 avec Demain, une fenêtre sur rue, puis des textes courts, comme Rixe, qui sera joué à la Comédie-Française. Il découvre le théâtre en étant comédien dans la compagnie Jacques Fabbri.
Il écrit sur ce qui le hante depuis tout petit : la disparition de son père dans les camps d’extermination nazis : Maman revient pauvre orphelinDreyfus (1974), L’Atelier (1979) et Zone libre (1990).
En 1999, il se tourne vers un nouveau public avec Le Petit Violon, pièce de théâtre destinée aux enfants. C’est un auteur de littérature jeunesse qui figure sur la liste officielle des œuvres destinées au cycle 3 éditée par le ministère de l’Éducation nationale.
Il a reçu le Grand Prix de l’Académie française et le Grand Prix de la SACD pour l’ensemble de son œuvre.

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Quelques extraits :
Ne pas rester seul c’est bien, savoir rester seul c’est mieux. Le petit violon, Actes sud, 2006

Hélène : Pauvre idiot, « Drancy ou ailleurs », mais si ça n’existe pas sur leurs papiers, avec tous les tampons et toutes leurs signatures officielles, regarde – tribunal de la Seine… Greffier… Juge… enregistré le … certifié le… Alors personne n’est parti là-bas, personne n’est jamais monté dans leurs wagons, personne n’a été brûlé ; s’ils sont tout simplement morts à Drancy, ou à Compiègne, ou à Pithiviers, qui se souviendra d’eux ? Qui se souviendra d’eux ? L’atelier, Flammarion, 2006

Mon fils a dit qu’il passerait s’il trouve le temps de venir voir sa maman. Je veux pas le louper, il vient si rarement. Il est très occupé, il court, il court, les affaires, le pognon, tout ça. Votre maman, Actes Sud, 2012

Certains disent – surtout ceux qui ont le nez rond – qu’ils n’aiment pas les Vitalabri parce que ceux-ci ont le nez pointu, et ceux qui ont le nez pointu, eux, n’aiment pas les Vitalabri parce qu’ils trouvent leur nez trop rond. D’autres n’aiment pas les Vitalabri parce que les Vitalabri ont les yeux bleus, ou noirs, ou marrons, comme les cochons disent ceux qui n’aiment vraiment pas les Vitalabri. On n’aime pas non plus les Vitalabri parce qu’ils sont trop grands, beaucoup trop grands, ou trop petits, beaucoup trop petits, ou trop moyens, beaucoup trop moyens, c’est moche. Enfin, en général, on n’aime pas trop les Vitalabri, vous l’aviez compris. Les Vitalabri, Actes Sud Junior, 2014