Seyhmus Dagtekin

Le jeudi 16 octobre 2014, « Un jeudi, un écrivain » recevra Seyhmus Dagtekin en partenariat avec la Maison de la poésie de Rennes. Le poète nous présentera A la source, la nuit.

DAGTEKIN, copyright Michel Durigneux

Né à Haroun, village kurde du sud-est de la Turquie, Seyhmus Dagtekin fera parti des premiers alphabétisés du village, lorsque l’état turc implante une écoles à l’endroit même où le kurde est interdit. Il suit une formation de journalisme et d’audiovisuel à l’université d’Ankara. Puis, à 22 ans, pour poursuivre ses études, il rejoint son frère en France. Quatre ans plus tard, il commence à écrire en français. Son écriture exigeante, resserrée et forte, invoque à la fois des sentiments profonds et précis, et un chant plus lointain, plus universel, dont l’écho est peut-être né dans le monde révolu de son village natal.

Auteur de neuf recueils couronnés de nombreux prix, il n’a publié qu’un seul roman, A la source, la nuit. Il y évoque le monde de son enfance, où « l’écrit n’existe pas sauf sur les emballages d’aliments et les paquets de cigarettes » et d’où il s’est construit une identité politique.
Il est lauréat du prix Mallarmé 2007 et du prix Théophile-Gautier de l’Académie française 2008 pour Juste un pont sans feu, du prix international de poésie francophone Yvan-Goll pour Les chemin du nocturne et son roman a reçu la mention spéciale du prix des cinq continents de la francophonie en 2004.
Ses lectures à haute voix sont remarquables, mais Seyhmus Dagtekin ne s’en contente pas lorsqu’il va à la rencontre du public. C’est aussi pour lui l’occasion d’un véritable échange autour de ses écrits, de ses projets et de ses pensées.

Télécharger la Bibliographie de Seyhmus Dagtekin

Plus d’informations sur son site internet

Quelques citations :
Si tu me donnes un verre d’eau, je ne saurai si c’est pour boire ou pour m’y noyer. Au fond de ma barque

C’est-à-dire que pour parvenir au vide, il faut traverser la chair, 
sans alarmes
Pendu au bout d’un fil
Qui laisse pendre son autre bout dans le vide
J’ai cru avoir, j’ai cru savoir
Pour revenir et finir
Pour revenir fini
Comme une tare
Juste un pont sans feu

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