La très bouleversante confession de l’Homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté

Le jeudi 22 janvier, nous accueillerons Emmanuel Adely au Brei’Z. Autour de La Très Bouleversante Confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ait porté, nous aborderons la question de l’identité à travers un métier, une mission. Nous reviendrons également sur le parcours de l’écrivain, auteur d’une vingtaine de livres, et sur la construction de son écriture si particulière : fluide, spontanée, comme parlée.

La très bouleversante

Il est mal rasé il est en polo Ralph Lauren (135$) il transpire il mesure 6 pieds 2 pouces il est solide il a trente-cinq ans il est tireur d’élite il sent le sable chaud il est tatoué sur les bras et le cou et le dos et la jambe il a un ballon de rugby américain à la main il est américain il est grand il est américain c’est lui en tenue de combat avec des lunettes de vision nocturne avec sa gourde à la ceinture qui va tirer deux coups dans le front
puis un coup dans le front

C’est le récit d’une traque. C’est le récit de sa conclusion. C’est le discours d’un héros. C’est la légende de ses guerriers. C’est la geste d’une épopée. C’est un chant. C’est une ballade. C’est factuel. C’est une Iliade dont les dieux seraient la pizza et des hélicoptères.
Aux éditions Inculte, janvier 2014

Lecture de l’oeuvre en intégralité par Emmanuel Adely et fond sonore par David Haddad sur R22

Extrait de la critique de Lire au Jour le Jour (ici en intégralité) :
Plongez dans ce roman construit comme une poésie. Une poésie où la ponctuation n’apparaît pas. Où les seuls moments où vous pourrez reprendre votre respiration, ce ne sera même pas entre les chapitres, mais à la fin du livre. Vous allez entrer dans un homme, dans sa tête, dans sa folie. Vous allez entrer dans un monde. Monde duquel vous ne ressortirez pas indemne. 
Vous vous apprêtez à vivre non pas une aventure mais une expérience. La traque n’est pas simple. Trouver le plus grand fils de pute du monde ne s’avère pas être un jeu d’enfants. C’est semer d’embûches, et le lecteur n’en est que plus content. Parce qu’on n’a qu’une seule envie en lisant ce livre : qu’il ne se termine jamais.
L’espèce de violence poétique qui aide et abat le héros est fabuleuse. Si on lit le texte à voix haute on a l’impression de slamer. Et grand corps malade a du soucis à se faire.
A l’image des plus grands romans, celui-ci ne manquera pas de vous déranger, de vous posséder. Mais vous ne pourrez pas le lâcher. 
Vous êtes tireur d’élite. Vous êtes sur le point d’abattre un homme. Où est le mal ? Où est le bien ? La philosophie n’existe peut-être pas dans les bas-fonds de l’instinct humain.

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